Blida, la ville des roses

J'y suis venu pour travailler. Une affectation provisoire, une visite, un contact chaleureux et me voilà à mon poste de travail en me disant que ce n'est que pour poser un pied dans la vie professionnelle. J'ai du boire dans le courant de l'année à la source de Sidi Kebir. J'ai appris plus tard par mes collègues, devenus amis depuis, que ceux qui ont bu de ce nectar ne quittent plus la ville.

 

 

On a beau médire des gens de Blida, pour moi, ils possèdent le savoir vivre et restent toujours très hospitaliers. 

Je découvre au fil des années, la cité aux sept portes dont les plus connues sont : bab essebt, bab errahba et bab ezzaouia. Ce sont là les portes des fortifications d'une ville habitée par le passé par les ottomans comme en témoingnent également certains portiques, hammams et autres vestiges. Une synagogue en ruine cachée dans une des ruelles de la vieille ville aux petites maisonnées appelées Douirettes, de belles villas coloniales aux jardins fleuris portants de jolis noms comme par exemple : villa les mimosas, villa les violettes etc, rappellent un passé qui a vu coexister dans la paix, la joie et la convivialité, des  communautés d' arabes, de juifs de berbères et d'européens.

 

Située au centre de l'Algérie, à à peine une heure de route de la capitale, Alger, et à moins d'une heure du littoral, c'est une agglomération commerciale qui voit transiter les négociants des diverses régions du pays. Capitale de la vallée fertile de la Mitidja, une grande variété de fruits, de légumes et d'autres produits agricoles jonchent les étals de ses ruelles marchandes et de ses riches souks. Les senteurs des épices d'orient, de jasmin et de fleurs d'oranger se mellent, embaument l' atmosphère et enivre les promeneurs et autres visiteurs de la ville romantique. 

 

Y vivre c'est également découvrir les traditions blidéennes de musique andalouse, chaabi ou gnawi, de pratiques et de rites particuliers aux différentes saisons, au mois de Ramadan ou pendant les autres fêtes religieuses.

 

Le bon Dieu, Sidi Kebir et Sidi Yakoub, les deux grands saints de la ville ont béni Blida. Elle m'a adopté et je m'en suis attaché.

 

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