Conflits sociaux

 Vous aviez dit conflits sociaux ?

Il faut vivre en Algérie en cette période de profonde agitation arabe pour en saisir le sens. Mais pourquoi en sommes nous arrivés là ?    Les spécialistes peuvent apporter des réponses citer les causes et elles sont près nombreuses.

Mais voici en résumé ce qui se déroule dans ce pays depuis de nombreuses années et qui s'est amplifié depuis à-peut-près un mois, depuis la révolution de tunisie :

- Marche chaque samedi à Alger de la CNCD pour un  changement radical de régime.

- Emeutes de jeunes dans presque toutes les villes du pays pour dénoncer la chèreté de la vie et le chômage.

- Grèves d'étudiants liées au statuts de leurs cursus et à la reconnaissance de leurs diplômes.

- Grèves des personnels médicaux, notamment celles des médecins résidants.

- Sit-in et marches des enseignants contractuels pour réclamer leur intégration.

- Sit-in et marches des chomeurs.

- Affrontements dans les quartiers d'Alger pour empêcher la destruction des bidonvilles.

Pour n'en citer que les événements les plus médiatisés.

C'est dire les turbulances vécues chaque jour par les citoyens, lesquels sont scindés en deux catégories bien distinctes: celle qui soutien le régime et prône pour qui veut l'écouter que ce dernier possède à son actif de grandes réalisations, notamment le rétablissement de la paix civile par la concorde nationale et la réalisation de certains grands projets comme celui de l'autoroute est-ouest. Et l'autre, celle des opposants au pouvoir en place lui imputant tous les maux dont souffre le peuple et surtout la jeunesse.

Le régime se montre parfois conciliant, répondant - en théorie seulement - favorablement à certaines doléances et d'autres fois en observant un mutisme et en faisant la sourde oreille. Les forces de sécurité entre-temps multiplient les interventions et les victimes.

Et voici à notre sens les causes principales:

La corruption, le favoritisme et l'abandon total de la population par l'état. La justice au service des pouvoirs et des influences, élément clé de contrôle et de régulation ne joue plus son rôle. Le chaos règne en maître, ce qui est interdit pour certains est un droit pour d'autres et le simple citoyen a fini par perdre tous ses repères.

Alors qui a raison et qui a tort ?

Qu'importe. Le changement est nécessaire et imminent et gare à la casse ! 

 

Mercredi 30 mars 2011, La suite avec ces titres alarmants sur les journaux du jour :

Émeutes à El Bayadh : Une femme d'une soixantaine d'années asphyxiée par les gaz lacrymogènes

Algérie : Les chômeurs appellent à un rassemblement le 1er mai à Alger

Sonatrach : Inquiétude autour de l'état de santé des grévistes de la faim à Hassi R'mel

Bouira : Des citoyens d’Ouled Guefifa protestent devant le siège de la wilaya

 Personnels des DUC et DLEP: Vers un débrayage national ?

 Dans le sillage des réformes que devra engager l’État: La révision de la loi électorale envisagée

 

Les réformes, quelles réformes ?

Les fonctionnaires de toutes les branches et entreprises profitent de la faiblesse observée et les grognes et protestations se multiplient. Les enseignants vacataires viennent de faire plier le gouvernement et ont obtenu satisfaction de presque toutes leurs revendications. Et le pouvoir qui envisage la révision de la constitution ne veut par contre pas d'une assemblée constituante, il envisage donc de nous concocter comme à son habitude un nouveau livre vert comme celui Kadhafi en guise de constitution. Gagner du temps et se maintenir et tous les moyens sont mis en oeuvre pour !



 

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